Les assises de fin de projet Clipssa (Climat du Pacifique, Savoirs Locaux et Stratégies d’adaptation) se sont déroulées à Tahiti du 22 au 26 juin. Les détails avec Maya Leclercq, chercheuse anthropologue en savoirs locaux sur la Polynésie, et Fleur Vallet, géographe, coordonnatrice du projet Clipssa, qui espèrent désormais que les politiques s’emparent de ces prévisions et proposent des actions concrètes d’adaptation ; L’association Moana Ora ouvre au public les portes de son sanctuaire, l'ancien Moorea Dolphin Center. Notamment aux écoles, afin de sensibiliser les plus jeunes à la protection du monde marin ; Whalewatching : la réglementation sur l'observation des mammifères marins évolue de nouveau afin de renforcer leur protection ; Deuxième édition de la foire agricole des Raromatai : au-delà de la vente de produits frais, l'accent est mis sur la pérennisation de la filière agricole par la valorisation des surplus. Avec le souhait d'inciter la nouvelle génération à prendre le relais des personnes âgées qi sont majoritaires à exercer ces métiers.
# Alors que la France vient de vivre dix jours de canicule intense, que va-t-il se passer en Polynésie française d’ici 2100 ? Les prévisions du programme Clipssa ont été rendues publiques cette semaine à Tahiti mettant en avant une augmentation de la température de 2,3 degrés, plus de 200 jours par an de fortes chaleurs, des canicules humides qui auront un impact sur les corps mais aussi les cultures. Les détails avec Maya Leclercq, chercheuse anthropologue en savoirs locaux sur la Polynésie, et Fleur Vallet, géographe, coordonnatrice du projet Clipssa, qui espèrent désormais que les politiques s’emparent de ces prévisions et proposent des actions concrètes d’adaptation.
- Clipssa* (Climat du Pacifique, savoirs locaux et stratégies d’adaptation) c’est cinq ans d’études et des projections pour le climat dans le Pacifique jusqu’en 2100, alors qu’est-ce qui nous attend ?
Fleur Vallet répond aux questions de Radio 1 : Parle-t-on de canicules, comme l’épisode en France ? ; Aurons-nous plus de cyclones ? ; Que donnent les prévisions au niveau des pluies ? ; Météo France annonce déjà un super El Niño pour cette année, est-ce que ce phénomène se répétera à l’avenir ? ; A quel point ces projections sont fiables ? ; Victoire Laurent de Météo France avait dit à notre micro que le climat évoluait tellement que les certitudes étaient remises en cause…; Clipssa a aussi étudié l’adaptation des agriculteurs. Déjà que va-t-il se passer pour les cultures ?* ; Est-ce que les agriculteurs cherchent de nouvelles variétés ? Ont-ils commencé à changer leurs pratiques ? ; Certains changent aussi carrément de cultures ? ; Il y a donc les adaptations sur l’agriculture. Est-ce qu’il reste à étudier plein d’autres sujets ? On peut penser à l’économie, la santé, le sport. (…) Que va-t-il se passer avec ces premiers résultats ? ; Comment ces prévisions ont été accueillies par les politiques ? Sont-ils prêts à agir ?
« Nous aurons plus de 200 jours par an de fortes chaleurs, c’est trois quarts de l’année » (Radio 1)
*Pour rappel: Projet CLIPSSA: le Pacifique Sud face au changement climatique (AvA-Infos) 23/06
# Après avoir récemment ouvert ses portes au public, le sanctuaire de l’association Moana Ora, qui a repris l’ancien Moorea Dolphin Center, accueille désormais les écoles de Moorea. Jeudi matin, des élèves de CM2 de Papetoai ont découvert les dauphins Hina et Kuokoa ainsi que des activités ludiques autour du monde marin.
Jeudi matin, des élèves de CM2 de l'école primaire de Papetoai ont découvert le sanctuaire de l'association Moana Ora, installé sur le site de l'ancien Moorea Dolphin Center où vivent les deux dauphins Hina et Kuokoa. Après avoir récemment accueilli le grand public, l'association ouvre désormais ses portes aux écoles afin de sensibiliser les plus jeunes à la protection du monde marin.
(…) Depuis le 1er janvier 2026, l'ancien delphinarium est officiellement devenu un sanctuaire géré par l'association Moana Ora. “Le delphinarium a été créé en 1994 par la compagnie américaine Dolphin Quest et a fonctionné jusqu'en décembre 2025. Nous avons ensuite décidé d'arrêter cette activité pour prendre en charge le bien-être des deux dauphins au sein de l'association Moana Ora”, explique Yann Panhelleux, directeur animalier en charge des opérations.
(…) Nouveauté dans le fonctionnement : les visiteurs ne sont plus mis en contact avec les dauphins ; mais peuvent toujours les découvrir à distance.
(…) Au cours de leur visite, les élèves de Papetoai ont aussi participé à des ateliers consacrés à la biodiversité marine polynésienne. Grâce à “l'arbre du vivant”, ils ont découvert les liens entre les différentes espèces vivantes, avant d'aborder la place qu'occupent les baleines, les dauphins, les requins, les tortues ou encore les raies dans la culture polynésienne. Pour cette première année, les visites scolaires sont proposées gratuitement aux écoles de Moorea, tandis que les établissements de Tahiti pourront en bénéficier pour “un tarif symbolique”. (…)
À la rencontre des dauphins de Moana Ora (Tahiti Infos)
# La réglementation sur l'observation des mammifères marins évolue de nouveau. Principaux changements actés par le gouvernement : l'ouverture de l'activité à quatre nouvelles îles, un renforcement des critères de certification des professionnels et un meilleur encadrement des pratiques d'observation.
Certaines sont arrivées dans nos eaux début juin. Chaque année, les baleines à bosse rejoignent les eaux polynésiennes pour se reproduire, mettre bas et se reposer. Une présence qui contribue à la richesse écologique du territoire mais aussi à son attractivité touristique.
Face à l’essor des activités d’observation, et après en avoir durci les contours, le gouvernement a décidé de faire évoluer la réglementation « afin d’améliorer la protection des mammifères marins tout en apportant davantage de lisibilité et de souplesse aux professionnels » , écrit le gouvernement.
Cette réforme, fruit de plusieurs mois de concertation avec les syndicats professionnels Tohora Nui et Tamari’i no te Moana a Hiva, les scientifiques et les services du Pays, implique notamment la création d’une liste de capitaines et de guides certifiés et autorisés à exercer l’activité.
Les critères de certification évoluent : les futurs professionnels devront désormais démontrer des connaissances « relatives à la culture polynésienne et aux liens historiques entre les populations polynésiennes et les mammifères marins ».
(…) Enfin, l’encadrement de l’observation des autres mammifères marins ainsi que des activités de captation d’images et de sons est renforcé.
Le Pays autorise le whalewatching à Mangareva, Maupiti, Rimatara et Ua Huka (TNTV)
À quelques semaines de l’ouverture officielle de la saison d’observation des baleines à bosse, le conseil des ministres a adopté ce mercredi une réforme des conditions d’exercice de cette activité. Il s’agit à la fois d’offrir davantage de souplesse aux professionnels, notamment la possibilité d’autorisations pluriannuelles et la mise en place d’une liste de guides certifiés, et de renforcer la protection des mammifères marins, avec des règles d’approche plus claires, un encadrement renforcé sur d’autres espèces de cétacés. Suite à des demandes locales, des licences vont être octroyées Mangareva, à Maupiti, Rimatara et Ua Huka.
Cette réforme est le fruit de plusieurs mois d’échanges et de concertation avec les acteurs du secteur, précise le gouvernement, notamment les syndicats professionnels Tohora Nui et Tamari’i no te Moana a Hiva, les scientifiques et les services du Pays. Elle s’appuie également sur les retours d’expérience de la saison 2025 afin d’améliorer la protection des mammifères marins tout en apportant davantage de lisibilité et de souplesse aux professionnels.
- Les principales évolutions adoptées (…)
La réforme « renforce également plusieurs mesures destinées à limiter les perturbations pouvant affecter les animaux, notamment en améliorant les conditions d’exercice de l’activité et en précisant les obligations applicables aux opérateurs » précise l’exécutif.
Gambier, Maupiti, Rimatara, Ua Huka… Le whalewatching gagne du terrain (Radio 1)
# La place To’a Huri Nihi accueille la deuxième édition de la foire agricole des Raromatai. Thomas Moutame, président de la chambre de l'agriculture, dresse un bilan encourageant d'une production en forte croissance, tout en soulignant les enjeux de la transformation et le problème de la relève dans le monde agricole.
La foire agricole des Raromatai, qui rassemble des exposants de Raiatea, Huahine et Tahaa, connaît un véritable succès populaire cette année.Selon Thomas Moutame, président de la chambre d'agriculture, les étals regorgent de fruits, de légumes et surtout de tubercules, avec une affluence record dès l'ouverture.
Les produits phares comme le taro, les ignames et les fei de Tahaa s'arrachent, permettant aux foyers de s'approvisionner directement auprès des petits et grands agriculteurs.
Au-delà de la vente de produits frais, l'accent est mis sur la pérennisation de la filière agricole par la valorisation des surplus. « Il faut transformer nos produits agricoles », martèle le président de la chambre de l'agriculture. L'idée est de transformer et de congeler les produits, comme les bananes, pour alimenter la restauration scolaire ou le ma'a tahiti tout au long de l'année. Cette stratégie permet de stabiliser le marché, tout en veillant au coût de l'électricité utilisée pour les conteneurs réfrigérés afin de ne pas (trop) renchérir le prix final.
Malgré ce dynamisme, l'avenir du secteur primaire repose sur une question complexe : l'engagement de la jeunesse. Actuellement, la majorité des exploitants sont des personnes âgées. Pour Thomas Moutame, il ne suffit pas de donner des terres aux jeunes pour assurer la relève. (…)
Un dialogue entre les communes, le Pays et les porteurs de projets est jugé indispensable pour inciter la nouvelle génération à prendre le relais.
Foire agricole des Raromatai : l'agriculture en pleine effervescence à Uturoa (Polynésie 1ère)

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