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Face aux problèmes environnementaux, sociaux et économiques qui menacent la planète, le développement durable apparaît comme une solution incontournable. Le parcours ne manque pas de défis pour les entreprises qui s’y engagent : # Le projet « TEch KAI "Signature culinaire polynésienne et souveraineté alimentaire" allie traditions culinaires locales et technologies de pointe ; # Lutter contre le gaspillage et la pollution en donnant une deuxième vie aux batteries. C'est le pari de l'entreprise Be Energy ; # La commune de Taiarapu-Est maintient son opposition au projet Ekopol qui vise à accueillir dix filières de traitement de déchets, dont certaines totalement nouvelles au fenua ; # Un acteur de la mobilité durable en moins au fenua : l’entreprise de location de scooters électriques en libre-service ‘Hello Scoot’ met fin à ses activités.

 

 

 



# Mettre en valeur la tradition culinaire polynésienne. C'est l'ambition du projet Tech Kai. Une convention a été signée entre l'Etat et le Pays. Pendant 5 ans, un recensement des recettes spécifiques des archipels sera réalisé. Ce programme d’avenir allie traditions locales et technologies de pointe pour former 4 000 personnes, renforçant ainsi la souveraineté alimentaire et l'identité culturelle des cinq archipels.
Le projet « TEch KAI - Signature culinaire polynésienne et souveraineté alimentaire » bénéficie d'un financement global de 450 millions cfp (3,774 millions d’euros). Lauréat du plan France 2030, il est soutenu à hauteur de 298,3 millions cfp par l’État et 152 millions par le Pays. Cette initiative vise à répondre aux défis « économiques, culturels et sanitaires » de la Polynésie contemporaine en s'appuyant sur les produits locaux et les savoir-faire traditionnels.
Face à l'éloignement des cinq archipels, TEch KAI déploie des solutions numériques de pointe pour réduire « l'inégalité d’accès à la formation ».
(…) Au-delà de la technique, le projet prévoit de « structurer une base de données des produits, recettes et techniques culinaires propres aux archipels ». L'objectif est de préserver et de transmettre le patrimoine alimentaire polynésien tout en créant de nouvelles formations axées sur la nutrition, les circuits courts et l'entrepreneuriat.
TEch KAI s’intègre ainsi dans un écosystème éducatif allant « de l’éducation à l’alimentation locale dès la maternelle jusqu’à la formation professionnelle ». Piloté par le Campus des métiers et des qualifications hôtellerie-restauration du Pacifique (CMQP), le projet réunit un groupement de huit membres institutionnels, scientifiques et économiques. Ensemble, ils ambitionnent de former plus de 4 000 bénéficiaires, incluant des étudiants, des professionnels et des personnes en reconversion. (…)

TEch Kai : la révolution culinaire polynésienne est en marche (Polynésie 1ère)

 

 



# Lutter contre le gaspillage et la pollution en donnant une deuxième vie aux batteries. C'est le pari d'une entreprise du Fenua, la première du genre, spécialisée dans leur régénération.
Une machine, symbole d'un second souffle pour les batteries. La régénération consiste à restaurer les performances d'une batterie usagée afin de lui redonner une capacité proche de celle d'une batterie neuve. Un procédé avant tout chimique. « À partir de notre machine de régénération, on va envoyer des impulsions électriques dans la batterie pour casser le sulfate qui fige la matière active de la batterie. Après avoir fait tous les cycles de régénération, la batterie sort comme neuve », explique Tauirai Ahutoru, employé de Be Energy. Dans l'atelier, tous types de batteries sont stockés. Et celles qui peuvent être régénérées ne se limitent pas aux batteries automobiles.
(…) Si cette technologie représente une innovation au Fenua, toutes les batteries ne peuvent toutefois pas être sauvées. C'est le cas de celles « qui sont restées longtemps dans un coin, stockées au soleil ; Les batteries qui ont été abîmées, qui sont tombées, fissurées etc. Malheureusement, celles-là resteront des déchets » regrette Julian Robert-Valette. (…)
Face à la multitude de batteries usagées qui finissent en déchetterie, ou même dans la Nature, ce projet vise à leur offrir une nouvelle vie tout en permettant aux consommateurs de réaliser des économies. Une batterie régénérée peut ainsi coûter jusqu'à 50 % moins cher qu'une batterie neuve.

# Une entreprise spécialisée dans la régénération de batteries, la première du genre en Polynésie (Polynésie 1ère)

 




# Dans un communiqué diffusé vendredi (19/06) en début d’après-midi, la commune de Taiarapu-Est a maintenu son opposition au projet Ekopol.
Le maire de Taiarapu-Est, Willy Chung Sao, a reçu Sabrina Birk, présidente du collectif Aua'a Ia Ora*, pour faire le point sur le projet Ekopol envisagé à Taravao, sur le site de Vaitaare dans la baie de Phaëton. À cette occasion, le tāvana a réaffirmé son opposition au projet.
À l’issue des échanges, le maire a confirmé l’avis défavorable qu’il a déjà formalisé dans une note administrative, considérant que le projet Ekopol entraînerait une augmentation des sources de pollution dans une baie déjà fragilisée”, explique la mairie sur les réseaux sociaux.
Il a rappelé que “la commune de Taiarapu-Est souhaite promouvoir des projets respectueux de l’environnement” tout en demandant au Pays de se pencher sur la recherche d’un autre terrain pour ce type d’installation, mais pas à Taravao.
La mairie met en avant ses propres études, expliquant que leurs conclusions “mettent en évidence une pollution multiple chimique, biologique et physique dans la baie de Phaëton, avec des conséquences directes sur la biodiversité locale, la qualité des ressources halieutiques et la sécurité sanitaire des usagers, qu’ils soient récréatifs ou professionnels”. Un constat qu’Enviropol, promoteur du projet, risque fort peu de goûter. (…)
Le collectif rappelle que la baie de Phaëton, déjà au cœur de plusieurs projets de valorisation paysagère et de protection de la biodiversité, ne peut supporter une pression supplémentaire liée à de nouvelles activités industrielles.”
Le collectif organisera une manifestation, soutenue par la mairie, le 27 juin prochain à 13 heures à Teaputa. Une pétition a de plus commencé à circuler pour formaliser l’opposition au projet. (…)

L’opposition au projet Ekopol se renforce (Tahiti Infos)


Pour info : Porté par la société Enviropol, le projet Ekopol vise à accueillir dix filières de traitement de déchets, dont certaines totalement nouvelles au fenua. Démantèlement de vieux bateaux, retraitement des batteries au lithium, des pneus, du verre, des déchets électriques, électroniques ou de chantier, amiante, gaz frigorifiques… Pour traiter 16 000 tonnes de déchets par an, et mettre en place une ressourcerie, la société veut s’installer sur deux hectares du Pays à côté du CET de Paihoro. Le gouvernement soutient le projet, mais le bail tarde, d’autant que l’emplacement a dû être ajusté au programme de décentralisation vers Taravao.

Batteries, bateaux, électro… Le complexe de traitement de déchets Ekopol attend son bail (Radio 1) 12/09/25

* Pour rappel: Des riverains de la baie de Phaeton, à la Presqu'île, commencent à se lever pour défendre les intérêts de la baie et de la dizaine de rivières qui l’alimentent face aux diverses sources de pollution. Vers un collectif pour la baie de Phaëton (Tahiti Infos), In Ils contribuent à la protection de l'environnement (AvA-Infos) 09/06/25


 




# Lancée en mars 2021, l’entreprise de location de scooters électriques en libre-service Hello Scoot’ s’apprête à tirer sa révérence. Malgré un service déployé dans plusieurs secteurs de Tahiti et des projets de mobilité élargis, la société fondée par Arthur Ceccaldi met fin à son activité, fragilisée notamment par des vols, des dégradations et des tensions juridiques.
C’est sur les réseaux sociaux que le fondateur et gérant de Hello Scoot’ a officialisé la fermeture de son entreprise. « Hello Scoot', c'est terminé. Pas parce qu'on n'a plus de clients, pas parce qu'on est en cessation de paiements. Mais parce qu'à un moment, il faut regarder la réalité en face... Nous avons subi des dizaines de vols et de dégradations. Énormément de vols de batteries et de scooters », explique-t-il face caméra. Le 19 février 2024, l’équipe avait déjà alerté sur l’ampleur des dégradations en publiant des photos de scooters abandonnés, vandalisés et retrouvés dans la nature ou dans des cours d’eau. (…). Au-delà des dégradations, Hello Scoot’ a également dû faire face à un litige en cours. D’ailleurs, Hello Scoot’ ne se limitait pas à la location de scooters électriques. L’entreprise avait également développé d’autres services de mobilité : Hello Convoit’, dédié au covoiturage, et Hello Car, orienté vers la location de voitures.
Au lancement, l’ambition était claire : moderniser la mobilité en Polynésie, dans une démarche respectueuse de l’environnement.
(…). Pour autant, l’entrepreneur ne tourne pas totalement le dos à son expérience. Il entend désormais capitaliser sur les enseignements tirés de cette aventure pour accompagner d’autres structures.

Hello Scoot ferme ses portes après cinq ans d’activité (Polynésie 1ère)


Après cinq ans d’activité, Hello Scoot’ va mettre fin à son service de location de scooters électriques en libre-service. Dans une vidéo publiée vendredi sur les réseaux sociaux, son fondateur Arthur Ceccaldi évoque les conséquences de nombreux vols et dégradations, ainsi qu’une procédure judiciaire lancée par « un loueur de la place » qui a fragilisé la start-up. L’entrepreneur, qui remercie les « business angels » et soutiens publics qui ont participé à ce projet plusieurs fois lauréat de concours, avait aussi lancé, un temps, un service de location de voitures, et surtout un service de covoiturage, Wigo, devenu Hello Covoit’, qui a bénéficié d’un important soutien public.
(…) En février 2024, l’équipe dénonçait les dégradations en publiant des photos de scooters vandalisés et abandonnés dans la nature. Neuf scooters avaient été dérobés ainsi que 22 batteries sur plusieurs sites de Tahiti. Les pertes étaient estimées à environ cinq millions de francs.
Lancé en mars 2021, la start-up, qui avait remporté plusieurs prix locaux ou nationaux d’encouragement à l’innovation ou l’entrepreneuriat, proposait des scooters électriques en libre-service, accessibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 via une application mobile. Elle avait bénéficié de financements de la Sofidep, de BpiFrance, et de Business angels. Les véhicules étaient rechargés grâce à l’énergie solaire, tandis que la remise des clés était entièrement dématérialisée. En complément de cette offre, Arthur Ceccaldi avait lancé, un temps, un service de location de voitures en partenariat avec Avis Polynésie, ainsi qu’Hello Covoit’, anciennement Wigo, un service dédié au covoiturage qui avait remporté en 2024 un appel à projets du Pays doté de 49 millions de francs de soutien public. L’avenir de ce projet n’est pas directement abordé par Arthur Ceccaldi.
« Mais derrière ce qu’on voyait sur TikTok, Instagram ou dans la rue, la réalité était beaucoup plus dure. Alors à un moment, il faut prendre une décision. S’acharner, continuer à mettre de l’énergie dans une direction qui n’est peut-être pas la bonne, ou alors fermer, tourner la page et repartir du bon pied. C’est le choix que j’ai fait aujourd’hui avec l’équipe. Fermer et tourner la page », explique encore Arthur Ceccaldi, qui veut « partager » son expérience avec les entrepreneurs qui le souhaitent.

Hello Scoot jette l’éponge après « des dizaines de vols et dégradations » (Radio 1)


C'est la fin des scooters jaunes dans les rues de Tahiti : minée par une vague de vols de batteries et d'actes de vandalisme répétés qui lui ont coûté près de 5 millions de Fcfp, l'entreprise Hello Scoot annonce la fermeture de son service de location en libre-service après cinq ans d'existence.
Après cinq ans d’activité en Polynésie, l’entreprise de location de scooters en libre-service, lancée en 2021, met fin à son aventure. En cause : une série de vols et d’actes de vandalisme qui ont lourdement impacté la société. Batteries dérobées, scooters volés ou dégradés…
(…) Les scooters jaunes ne défileront plus dans les rues de Tahiti. La société a mis en vente ce lundi tous ses équipements et matériels situés à Mamao au siège de l’entreprise. Avec la fin d’Hello Scoot, Tahiti perd une solution de mobilité qui avait fait ses preuves. Des milliers de clients ont utilisé ces scooters.
Hello Scoot avait notamment remporté le concours Innovation Outre-mer en catégorie Services/e-commerce en 2022.
En 2024, l’entreprise avait par ailleurs décroché une subvention du Pays d’un montant de 49 millions de Fcfp suite à un appel à projets pour sa solution de covoiturage Wigo devenue Hello Covoit’. La société avait un an pour justifier de l’utilisation des fonds dans le cadre du projet présenté. L’application était toujours téléchargeable ce lundi. Arthur Ceccaldi n’aborde pas la question de son activité de co-voiturage dans sa vidéo. Il était injoignable ce lundi.
Une page se tourne mais l’ex chef d’entreprise espère pouvoir en écrire une autre : « J’ai énormément appris avec Hello scoot et j’aimerais mettre mon savoir-faire au profit d’une entreprise polynésienne… »

Hello scoot, c’est fini : un acteur de la mobilité en moins au fenua (TNTV)


 

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