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19e édition des Tortues de Cœur : l’opération transforme le tri en geste solidaire pour aider 64 associations ; Malgré l’interruption provisoire du CRT de Motu Uta, la commune de Paea fait preuve d'initiative pour maintenir le geste de tri ; Le Syndicat pour la promotion des communes  s’empare de la question de la gestion des déchets ; Discussion autour du projet Ekopol à Taravao.

 

 




# La 19e édition des Tortues de Cœur s’est tenue ce jeudi (24/09) dans les jardins de la mairie d’Arue. Grâce aux déchets recyclables triés en 2025 par les particuliers, les collectivités et les entreprises, 11,9 millions de Fcfp sont reversés cette année à 64 associations du fenua.
Un geste pour l’environnement qui se transforme en coup de pouce pour le tissu associatif. Depuis 2007, le syndicat Fenua Ma organise l’opération « 1 kg = 2 F », baptisée Les Tortues de Cœur. Le principe est simple : pour chaque kilo de déchets recyclables déposé dans les bacs verts, deux francs sont alloués à des associations locales.
Pour cette 19e édition, célébrée ce jeudi 24 septembre dans les jardins de la mairie de Arue, 11 959 361 Fcfp sont ainsi redistribués à 64 associations, grâce aux volumes de déchets triés au cours de l’année 2025.
(…) Depuis près de vingt ans, les Tortues de Cœur donnent ainsi une dimension solidaire au geste de tri : moins de déchets à éliminer, et davantage de moyens pour des associations qui agissent sur le terrain.
Les associations qui souhaitent bénéficier du dispositif Tortues de Cœur peuvent déposer une demande de deux manières : en se rapprochant de leur commune, qui sélectionne les bénéficiaires, ou en adressant un courrier de sollicitation au président de Fenua Ma. (…)

Tortues de Cœur : près de 12 millions de Fcfp redistribués à 64 associations (TNTV)

Malgré l’interruption dans la collecte des bacs verts, Fenua Ma n’a pas fait une croix sur son programme caritatif. Ce jeudi, pas moins de 64 associations ont reçu des chèques allant de 60 000 à un million de francs. Elles ont été désignées par les communes et industriels qui prennent part au tri sélectif, sur la base du volume ramassé l’année dernière. Le total de la cagnotte, 11,9 millions cette année, pourrait légèrement baisser en 2027 du fait de l’incendie de Motu Uta, mais le syndicat des déchets compte bien reprendre progressivement ses collectes dès le mois prochain.
Un kilo de déchet trié, deux francs reversés. La recette n’a pas changé pour les Tortues de cœur, programme lancé voilà 18 ans par Fenua Ma. Chaque commune adhérente du syndicat bénéficie ainsi d’une cagnotte proportionnelle au poids des bacs verts ramassés, et les tavana peuvent eux-mêmes choisir les associations bénéficiaires. À ce jeu-là, et sur la base des tonnages de 2025, Hitia’a o te ra répartit 82 000 francs, Papeete, 1,8 million, et le total atteint cette année 8,2 millions, un chiffre en léger retrait par rapport à l’année précédente. S’ajoute la cagnotte des industriels participant au programme, qui a grimpé à 3,7 millions pour 2025. Le résultat, c’est que 62 associations – environnementales, sociales, de jeunesse, de sport, spécialisées dans le handicap, la prévention sanitaire, le développement touristique, l’éducation ou la maltraitance animale – ont reçu un beau chèque, allant de 70 000 francs à un million pour la Saga.
(…)

Tri des déchets : les Tortues de cœur reversent 12 millions à 64 associations (TNTV)

Près de 12 millions Fcfp pour 64 associations du fenua. C’est le bilan 2026 des “Tortues de Cœur”. Plus de 7 500 tonnes de déchets recyclables ont été collectées l’an dernier ; une fois les erreurs de tri retirées, environ 6 000 tonnes sont retenues. Soit 6 millions de kilos. Et à 2 Fcfp/kg, la collecte rapporte.
Des déchets qui valent de l'or. Ou plutôt de l'argent. Depuis 2007, l’opération transforme le tri en geste solidaire : chaque kilo correctement trié rapporte aujourd’hui 2 francs aux associations. Une façon de protéger l’environnement tout en donnant un coup de pouce concret aux acteurs de terrain. Parmi les bénéficiaires : des clubs sportifs, des associations de jeunesse, environnementales et solidaires, comme SOS Villages d’Enfants, SOS Suicide, la Ligue contre le cancer, Mama Natura ou encore SAGA. Au total, 64 associations se partagent près de 12 millions FCFP.
Pour l’édition 2026, le plus gros chèque individuel est de 1 million FCFP. Il est attribué à deux associations : l’École de voile d’Arue – SAGA et SOS Villages d’Enfants Polynésie française.

Les “Tortues de Cœur” rapportent 12 millions CFP aux associations (Polynésie 1ère)



# Benoît Layrle est l’invité du JT. Le directeur général de Fenua Ma revient sur les Tortues de cœur, l’événement qui récompense les communes pour leurs performances dans le tri des déchets verts, et fait le point sur la collecte du bac vert.
- Benoît Layrle, quels sont les principes de ces Tortues de cœur ? Plus on trie, plus les associations touchent de l'argent ?
Exactement. Nous avons bâti ce projet depuis 19 ans maintenant et qui stipule que plus nous trions et plus nous sommes performants dans le tri, plus ces associations auront d'argent.
- Les plus gros chèques sont allés ŕ l'école de voile de Arue pour l'organisation de la saga et à SOS Village d'enfants ŕ Papara. C'est satisfaisant d'associer environnement et solidarité ?
Oui, surtout que ces deux associations que vous citez sont exemplaires sur leur démarche sociale et environnementale, puisque la saga, par exemple, accueille près de 800 enfants toutes les vacances de juillet août. De plus, chaque semaine, il y a une journée consacrée à l'environnement, à la gestion des déchets, où nos animateurs viennent expliquer les gestes, les bons gestes, puisque ce sont des enfants qui viennent de l'ensemble de la Polynésie française et ça permet aussi de nouer des liens et d'expliquer que des gestes simples peuvent permettre de moins polluer.
- Alors évidemment, on profite de votre présence pour faire un point sur le centre de tri de Motu Uta. Est-ce que la collecte des bacs verts va bientôt reprendre ?
(…) Dans cette situation de crise où nous n'avons plus de bac vert pendant quelques semaines, les gens doivent se rendre compte que leur poubelle se remplit plus vite.
Nous invitons les gens à faire du compostage à la maison puisque les déchets qui peuvent aller dans le compost, même à domicile, ça peut représenter 40 à 50 % du volume entier de leur bac gris. Donc en compostant, en gérant mieux leurs déchets, on va préserver aussi le volume donné des déchets à la fin.

Benoît Layrle, directeur général de Fenua Ma, fait le point sur la collecte des bacs verts et le danger des batteries au lithium (Polynésie 1ère)

 


# Depuis l'incendie* qui a ravagé le centre de tri de Motu Uta il y a plusieurs semaines, la patience et l'espace que peuvent accorder les habitants à leurs déchets recyclables atteignent leurs limites. Pour remédier à cette problématique, certaines communes font preuve d'initiative, comme à Paea.
À Paea, depuis l’arrêt du ramassage des déchets recyclables il y a presque deux mois, certains habitants ont cessé de trier, comme Maeva, une résidente de commune : "Petit à petit, je mets les bouteilles ou les canettes dans le bac gris", confie la retraitée en montrant ses poubelles.
Afin de maintenir le geste de tri auprès des habitants, la commune de Paea a mis en place une solution temporaire. "Nous avons décidé, ce samedi, de mettre en place un point de collecte d'apports volontaires qui va se situer à Tiapa où nous allons recevoir tout ce qui est bouteilles en plastique, canettes en aluminium et boîtes de conserve et une autre opération qui suivra le mercredi d'après, où nous allons passer devant les foyers pour ramasser les cartons", informe Tepuaraurii Teriitahi, maire de Paea.
(…) Une solution largement diffusée sur la page Facebook de la commune qui ne vient pas seule. Depuis le début de cette semaine, les agents font même du porte à porte pour informer la population de l'initiative.
(…) Une organisation temporaire, en attendant le redémarrage complet du centre de tri à Motu Uta : "On fait le nécessaire pour qu'à partir du 1er octobre les professionnelles reviennent sur le centre et d'ici trois semaines on espère pouvoir ouvrir aux communes", indique Benoit Layrle, directeur du syndicat Fenua ma.
Samedi 3 octobre, les 6 000 foyers de Paea seront donc mis à l’épreuve. La commune saura ainsi si les habitants ont joué le jeu du tri et si cette organisation peut fonctionner jusqu’au retour du bac vert.

Collecte du bac vert : Paea fait preuve d'initiative pour maintenir le geste de tri (Polynésie 1ère)

* Gestion des déchets : ne pas baisser les bras (AvA-Infos)

 


# Le premier séminaire du Syndicat pour la promotion des communes de Polynésie française depuis les municipales de mars s’est ouvert lundi (28/09). Pendant trois jours, tavana, Pays et État vont notamment chercher une position commune sur des dossiers qui fâchent, parmi lesquels la gestion des déchets, les nouvelles compétences communales et le financement des communes. Des discussions tendues en perspective, où chacun est susceptible de se renvoyer la balle. Du côté de l’État, on affirme rester ouvert à toutes les discussions sur ces sujets.
e séminaire d’accueil des équipes municipales a été lancé ce lundi matin, dans la salle Manu Iti de Paea, en présence des membres du gouvernement, des représentants de l’État et de ses services, des sénateurs nouvellement élus, mais aussi, bien évidemment, des tavana venus des cinq archipels. Il s’agit du premier séminaire organisé par le Syndicat pour la promotion des communes de Polynésie française, le SPCPF, depuis les élections municipales de mars.
(…) La reprise de la compétence du traitement des déchets par le Pays, un engagement pris en ce sens en 2023 par Moetai Brotherson, fait partie de ces sujets attendus avec impatience par les tavana. À notre antenne vendredi dernier, le président du syndicat Simplicio Lissant nous confiait l’impatience des maires sur ce sujet. Une étude menée par le Pays a été présentée au bureau du SPC et va être détaillée mercredi devant les maires.
Avant son discours inaugural au séminaire, Moetai Brotherson a rappelé la démarche du Pays dans ce dossier : "Ce qui est important pour nous, c’est de respecter la méthode. Et de ne pas engager ni le Pays ni les communes dans une impasse."
(…) En plus des discussions menées ce lundi après-midi sur ce sujet à Paea, doit se tenir mercredi le comité des finances locales, qui gère justement le FIP. Un comité co-présidé par Moetai Brotherson, Alexandre Rochatte et un représentant des communes, qui doit être élu à cette occasion. (…)

Compétences et financements… Débats en vue au séminaire des communes (Radio 1)

C’est ce lundi que débute, à Paea, le premier séminaire des maires organisé par le Syndicat de promotion des communes (SPC) depuis les municipales. Une réunion qui doit permettre de faire connaissance avec les nouvelles équipes, de les informer sur le rôle de l’organisme ou de faire remonter les priorités de chaque tavana. Mais il s’agit surtout de s’accorder sur une position commune sur plusieurs dossiers majeurs : les financements, avec la question centrale du Fip, les compétences, un problème pas réglé malgré la réforme du 43-2, le traitement des déchets, que les communes veulent toujours transférer au Pays. Interview avec le président du SPC Simplicio Lissant.

Fip, 43-2, déchets… Le SPC compte sur le séminaire des maires pour « fixer sa ligne » (Radio 1)

Les tavana sont réunis pour leur premier séminaire depuis les municipales. Le syndicat pour la promotion des communes prend ses quartiers à la salle manu iti de Paea pour 3 jours. Les nouvelles équipes communales vont ainsi se rencontrer et participer à plusieurs ateliers. Au programme : des dossiers majeurs comme la fiscalité, la gestion des déchets ou encore les compétences des maires.
(…) Pendant 3 jours, il sera question des capacités financières des communes ou d’autres sujets du quotidien des municipalités comme la gestion des déchets.
Les maires attendent les conclusions de l’étude menée par le Pays sur un éventuel transfert de la compétence du traitement des déchets. « Comment on avance sur le sujet, si le Pays récupère ou pas, ou si les communes gardent la compétence du traitement des déchets, liste Simplicio Lissant, président du SPCPF et maire de Punaauia. « Et l’idée, après, c’est de se faire accompagner pour la suite, parce que c’est un vrai sujet qui coûte énormément aux communes et c’est important. »
Et sur ce point, alors que le traitement des déchets tourne actuellement en mode dégradé à cause de l’incendie au CRT de Motu Uta, le Pays souhaite mener avec les communes, des études complémentaires. « Certaines conclusions peut-être vont décevoir, peut-être vont laisser les gens sur leur faim », avance le président du Pays Moetai Brotherson. « Le résultat des études, c’est une représentation de trois grandes familles de scénarii, et sur la base de ces scénarii, aujourd’hui on n’a pas toutes les informations qui nous permettraient, communes comme le Pays, de trancher dans un sens comme dans l’autre.»
(…) Fiscalité, déchets, ou encore compétences des communes, les dossiers vont être débattus avec l’intervention de spécialistes. Un mot d’ordre dans ce séminaire : travailler ensemble avec le Pays et l’Etat.
(…) Le séminaire sera l’occasion de faire aussi le point sur les premières délibérations municipales de l’article 43 du statut de de la Polynésie qui permet aux communes d’avoir davantage d’autonomie d’action.

Déchets et compétences : le séminaire des maires s’ouvre pour 3 jours (TNTV)

La première journée du Séminaire d’accueil des équipes municipales a eu lieu aujourd'hui (28/09). Organisée par le Syndicat pour la promotion des communes (SPCPF), la réunion est un moyen de présenter les nouvelles équipes depuis les dernières municipales, mais aussi de discuter des différents enjeux et problématiques rencontrées par les maires. Pour mieux les saisir, entretien avec Rémy Brillant, maire de Papeete et vice-président du SPCPF.
(Les questions de l’entretien)  
- Le président Brotherson avait proposé que le pays reprenne la compétence de la collecte et du traitement des déchets. C'était en 2023, lors du congrès des maires. Finalement, les études ne sont pas terminées. Quelles sont vos attentes à vous, à Papeete ? Est-ce que ça pčse lourd dans le budget ?
- Il y a aussi le projet Ekopol qui devait s'installer à Taiarapu-Est. Il a été suspendu. Il s'agissait de traiter des déchets spéciaux comme les batteries au lithium ou les déchets de chantier. Il était aussi question de traiter les bateaux hors d'usage. Le projet est enterré. Est-ce que vous allez aussi en parler ?
- Il y a un problème d'espace aussi. Apparemment, Taiarapu-Est ne veut pas recevoir une nouvelle entreprise de ce type dans sa commune. Justement, c'est l'occasion d'en parler…
- Il faudra aussi reprendre la main à Faa'a. La décharge de Mumuvai a fait l'objet d'un jugement au tribunal administratif. Ça risque de peser lourd dans la facture du pays si la commune devait reprendre cette compétence.
- Le grand sujet qui a été abordé aujourd'hui, c'est le Fonds intercommunal de péréquation, le FIP. C'est la principale ressource financière des communes. Sur quoi ont porté vos échanges ?

Séminaire du SPCPF : Rémy Brillant revient sur les problématiques rencontrés par les maires de Polynésie française (Polynésie 1ère)

 

#  Compte-tenu de l’avis défavorable* formulé par la commune de Taiarapu-Est et plusieurs riverains concernant l’implantation du projet Ekopol à Taravao, le ministre Taivini Teai a indiqué lors des questions orales à l’Assemblée que la procédure était actuellement suspendue. Balayant les accusations de pollution et l’alternative de Nive’e, il a invité les opposants à s’interroger : “Si Ekopol ne se réalise pas à Taravao, les filières qu’il devait créer risquent de ne pas voir le jour avant plusieurs années au détriment de notre santé, de notre environnement et du développement économique. Il faut que chacun en ait conscience avant qu’une décision soit prise.”
Deuxième séance de la session budgétaire, ce jeudi, à l’assemblée de la Polynésie française. Premier représentant à prendre la parole dans le cadre des questions orales, Ueva Hamblin a interrogé le ministre de l’Agriculture, des Ressources marines et de l’Environnement, Taivini Teai, sur le maintien ou non du projet Ekopol porté par la société Enviropol sur la terre domaniale et agricole de Vaitaare à Taravao.
 
Déchets – Ekopol ou pas à Taravao ? (Tahiti Infos)

* Taravao n’est pas une poubelle (Tahiti Infos)

Le projet Ekopol, prévoyant l’installation d’un complexe de traitement et de démantèlement des déchets (navires et autres), dans la baie de Phaëton à Taravao (presqu’île de Tahiti), a été au coeur d’une question d’actualité posée au gouvernement Brotherson, ce jeudi matin à l’assemblée. Pour l’élu Tavini huiraatira, Ueva Hamblin, la commune de Taiarapu-Est a formellement rendu un avis favorable à ce projet, sur la base d’une analyse environnementale mettant en évidence une pollution chimique, biologique et chimique déjà multiple dans cette zone. D’où la question posée au ministre de l’environnement, Taivini Teai: « Entendez-vous maintenir l’implantation du projet Ekopol à Taiarapu-Est et avez-vous d’ores et déjà octroyé un bail emphytéotique ou toute forme de bail de 50 ans à la société Envipol sur le site de Vaitaare ? ». En réponse, le ministre s’est d’abord voulu rassurant, en annonçant que la procédure avait été suspendue, avant de faire la genèse de ce projet remontant à 2022, soit avant l’arrivée du gouvernement Brotherson. Il a néanmoins indiqué: « J’entends l’inquiétude des habitants (…) chacun souhaite que ce soit organisé ailleurs que chez eux… ». Maintenant, il s’agit aujourd’hui de prendre une « décision courageuse basée sur des faits et dans l’intérêt général ».  Taivini Teai a par ailleurs balayé d’un revers de main l’idée d’implanter Ekopol à Nivee, dans la commune de Hitiaa o Tera (côte Est de Tahiti), sur un site déjà dédié par le Pays. A l’en croire, en effet, ce site est destiné à accueillir une « unité de valorisation énergétique ». Tout comme il a contesté l’idée d’une fermeture du Centre d’enfouissement technique (CET) de Paihoro dans les dix prochaines années. En conclusion, le ministre a laissé entendre que si Ekopol ne voyait pas le jour à Taravao, de lourdes conséquences sont à prévoir pour la protection de l’environnement

Projet Ekopol à Taravao: le ministre rassurant, mais… (Tahiti News)

Le ministre de l’Environnement Taivini Teai a répété son soutien, ce jeudi, à Tarahoi, pour ce projet de complexe, qui vise à traiter les batteries, les déchets électroniques, les gaz frigorifiques ou encore à démanteler les épaves. Enviropol travaille, depuis plusieurs années, à une installation sur un terrain du Pays à Paihoro, mais des opposants au projet, collectifs et élus de la Presqu’île, veulent le rediriger vers Nivee, à Hitia’a. Impossible selon le ministre qui dit vouloir poursuivre les discussions mais ne pas voir de « solution magique » pour faire naitre Ekopol ailleurs qu’à Taravao. Au passage, Taivini Teai a expliqué que les réflexions sur le transfert de la compétence déchets des communes vers le Pays n’avaient pas encore abouti à une décision.
(…) D’abord, en ce qui concerne le projet Ekopol, un projet de complexe porté par Enviropol et qui doit réunir plusieurs filières de traitement de déchets. Batteries au lithium, gaz frigorifiques, pneumatiques, verre, déchets de chantiers, engins pyrotechniques, certains types d’amiante, équipements électriques et électroniques, produits des particuliers à travers une ressourcerie, en plus d’un site de démantèlement des navires et engins de grande taille. Des filières inexistantes dans le pays, et pour beaucoup attendues depuis des années, rappelle le ministre, qui a répété, devant l’assemblée, son soutien au projet, travaillé depuis déjà cinq ans. Problème, et pas des moindres : un mouvement de protestation, formé par un collectif citoyen, mais appuyé par certains élus locaux, a pris forme ces derniers mois contre l’implantation de cet Ekopol, qui vise un terrain du Pays à Vaitaare, à l’entrée ouest de Taravao.
L’idée des opposants, soutenus, entre autres, par le tavana de Taiarapu-Est Willy Chung Sao, est de rediriger le projet vers Nivee, à Hitia’a o te ra, où doit commencer à être mis en fonction, l’année prochaine, un pôle public de traitement des déchets. Simple déménagement du projet ? Non, répond Taivini Teai. « Le site de Vaitaare n’a pas été retenu au hasard », a-t-il expliqué devant l’Assemblée. Il s’agit d’un terrain du Pays situé à proximité de Paihoro, ce qui permettrait de rationaliser les flux de déchets et de limiter les coûts de transport pour les communes, le Pays et les usagers. Ce site se situe aussi à proximité de l’eau. Pour le démantèlement et la dépollution des navires, c’est une nécessité technique. Un navire en fin de vie ne se transporte pas comme une benne de déchet. Nivee ne dispose pas d’un accès portuaire direct et présente une topographie contraignante. Y acheminer des navires est soit très difficile, soit impossible.
La piste de Nivee est d’autant plus fermée que le Pays a déjà fait ses plans sur le site de Hitia’a. Unité de valorisation énergétique à 20 milliards de francs, une plateforme pour le mâchefer, centre d’enfouissement pour les déchets dangereux, non dangereux et inertes, unités de compostage et de méthanisation… Pas de place pour Ekopol, estime-t-il, à moins de supprimer certains projets. Taivini Teai coupe court, au passage, à deux idées répandues à la Presqu’île. La première, c’est que la mise en opération du site de Nivee, qui doit durer 10 ans, aboutira à la fermeture de Paihoro. Le CET actuel est travaillé pour tenir encore une vingtaine d’années, précise-t-il, et les deux sites devraient cohabiter pendant un bon moment. La seconde porte sur la pollution de la baie de Phaëton, régulièrement attribuée au CET alors que toutes les études sur le sujet pointent vers les activités industrielles, agricoles, maritimes et les rejets domestiques de la zone. « Il n’est pas pertinent de mettre en avant la pollution de la baie pour condamner une nouvelle installation de déchets », en conclut le ministre de l’Environnement, et l’Ekopol a même une « finalité inverse », en évitant l’enfouissement – ou, malheureusement, l’abandon sauvage – de beaucoup de déchets aujourd’hui difficilement pris en charge. (…)

« Pas de solution magique » : le Pays soutient toujours l’implantation d’Ekopol à Paihoro (Radio 1)

 

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